Lisbon, Portugal
miradouros, pastéis, fado, azulejos
Belém, Lisbon
Belém tient sur environ deux kilomètres de berge, ce qui rend la journée facile à marcher. Ça commence par les pastéis encore chauds, puis le cloître de Jerónimos et sa pierre manuéline. Déjeuner de poisson grillé à une table de quartier, après-midi au bord de l’eau entre le Padrão dos Descobrimentos et la tour de Belém. Le soir, changement complet de décor avec LX Factory et une terrasse en hauteur face au Cristo Rei.
Le billet horodaté du cloître de Jerónimos s’achète en ligne, c’est le seul vrai moyen de couper la file. L’église se visite séparément et gratuitement, par une autre porte. La tour de Belém se réserve aussi, sinon l’attente au soleil se compte en heures. Prenez des chaussures à semelle adhérente, la calçada portugaise devient glissante une fois polie, et un chapeau, l’esplanade du Tage n’offre presque aucune ombre en juillet. Pour la table du coucher de soleil au Rio Maravilha, réservez plusieurs jours à l’avance.
Tout le noyau de Belém se fait à pied. Comptez cinq minutes des pastéis au monastère, dix minutes du monastère au Padrão dos Descobrimentos par le passage sous la voie ferrée, puis dix minutes de plus sur le chemin de berge jusqu’à la tour. Le soir, le tram 15E ou un bus vers Alcântara vous dépose près de LX Factory en un quart d’heure. Chargez une carte Navegante rechargeable au premier guichet venu, le ticket à l’unité coûte nettement plus cher.
Un café serré se commande ici sous le nom de bica. Le pastel de nata s’appelle pastel de nata partout au Portugal, sauf ici, où la maison historique garde le droit exclusif au nom pastel de Belém. Cannelle et sucre glace se saupoudrent à table, jamais en cuisine. Les Lisboètes déjeunent vers 13 h et dînent rarement avant 20 h 30, et un service correct se remercie avec quelques pièces, pas avec quinze pour cent.
Pastéis de Belém
La pâtisserie historique de Belém, ouverte depuis 1837, qui vend ses tartelettes à la crème par milliers chaque jour dans une enfilade de salles carrelées d’azulejos.
Jerónimos Monastery
Un immense monastère hiéronymite du XVIe siècle, chef-d’œuvre du style manuélin, avec un cloître à deux niveaux entièrement sculpté de cordages, de sphères armillaires et de motifs marins.
Nunes Real Marisqueira
Une maison de fruits de mer classique de Belém, du genre où le crustacé se choisit dans le vivier et où le poisson passe au gril entier.
Padrão dos Descobrimentos
Un monument de béton de 52 mètres en forme de proue de caravelle, dressé au bord du Tage, avec une file de figures historiques sculptées sur ses deux flancs.
Belém Tower
Une tour fortifiée du XVIe siècle posée au bord du Tage, mélange de bastion militaire et de dentelle de pierre manuéline, avec ses tourelles à coupole d’inspiration marocaine.
Rio Maravilha (LX Factory)
Un restaurant-bar de toit installé dans LX Factory, sous le tablier du pont du 25 Avril, avec une terrasse tournée vers le fleuve et la statue du Cristo Rei sur l’autre rive.
Alfama, Lisbon
La journée monte, puis redescend. Petit-déjeuner tranquille près de la Sé, ascension vers le château de São Jorge pour le panorama du matin sur la Baixa et le fleuve, déjeuner dans une tasca minuscule. L’après-midi enchaîne deux miradouros voisins, celui des Portas do Sol et celui de Santa Luzia, avant de plonger dans les escaliers de l’Alfama. Le soir se termine autour d’une table de fado.
L’Alfama se marche en semelles plates, sans exception. Emportez une bouteille d’eau, les fontaines sont rares dans les ruelles. Le château ouvre tôt, et c’est le seul créneau où la vue reste dégagée avant la brume de chaleur. Chez Ti-Natércia, il n’y a que quelques tables et pas de réservation possible, donc arrivez avant 12 h 15 ou acceptez d’attendre sur le trottoir. Pour le fado, réservez la veille au minimum, les bonnes salles sont petites. Gardez un billet de 20 euros sur vous, plusieurs adresses du quartier n’acceptent toujours pas la carte.
Depuis la cathédrale, la montée à pied jusqu’au château prend une vingtaine de minutes par la Rua de Santiago, avec des escaliers. Le bus 737 depuis la Praça da Figueira grimpe jusqu’à la porte du château si vous préférez garder les jambes. À la sortie, laissez-vous glisser vers les Portas do Sol, deux minutes séparent ce miradouro de celui de Santa Luzia. De là, les escaliers descendent droit dans l’Alfama jusqu’aux tavernes du bas. Le tram 28 traverse tout ce parcours, mais il est bondé en journée.
L’Alfama a survécu au tremblement de terre de 1755 parce qu’elle est bâtie sur la roche, d’où son tracé médiéval intact. Les gens y vivent encore, alors on parle bas dans les ruelles après 22 h et on ne photographie pas les fenêtres sans un regard d’abord. Pendant le fado, la salle se tait complètement, la formule consacrée est silêncio que se vai cantar o fado. Applaudir entre deux couplets fait tourner les têtes.
Pois Café
Un café de quartier près de la cathédrale, à l’ambiance de salon, connu pour ses gâteaux maison et ses assiettes du midi.
São Jorge Castle
Une forteresse au sommet de la plus haute colline de Lisbonne, avec onze tours, un chemin de ronde praticable et le panorama le plus large de la ville.
Ti-Natércia
Une tasca familiale de quelques tables dans les ruelles hautes de l’Alfama, tenue par Natércia elle-même, où l’on mange la cuisine portugaise de maison.
Miradouro das Portas do Sol
Une terrasse belvédère au-dessus de l’Alfama, avec vue sur les toits en tuile, l’église São Vicente de Fora et le grand dôme blanc du Panthéon national.
Miradouro de Santa Luzia
Un petit belvédère ombragé, accolé à l’église Santa Luzia, avec une pergola de bougainvillées et des panneaux d’azulejos bleus sur le mur.
Fado dinner in Alfama
Un dîner de morue et de plats portugais dans une petite taverne carrelée, entrecoupé de fado chanté en direct, accompagné d’une guitare portugaise et d’une guitare classique.
Chiado, Lisbon
La journée commence assise, au comptoir de marbre d’un café de 1905, puis se met en mouvement dans un tram des années trente qui grince à travers les collines. Retour au Chiado pour la nef à ciel ouvert du Convento do Carmo, déjeuner dans la grande halle du Time Out Market, et une longue pause en fin d’après-midi au miradouro de São Pedro de Alcântara, quand la colline d’en face s’allume. Le dîner se fait à deux pas, dans le Bairro Alto.
Au comptoir d’A Brasileira, le café coûte une fraction du prix de la terrasse, et c’est aussi là que ça se passe. Prenez le tram 28 au terminus ou en début de ligne si vous voulez une place assise, et gardez le sac devant vous, cette ligne est la préférée des pickpockets de la ville. Le Time Out Market se remplit d’un coup vers 13 h 30, arrivez plus tôt et repérez une place avant de commander. Réservez Bairro do Avillez pour le soir, l’adresse tourne à plein toute la semaine.
Tout se fait à pied dans un rayon d’un kilomètre. Du Convento do Carmo, la passerelle de l’ascenseur de Santa Justa descend directement sur la Baixa. Le Time Out Market est à dix minutes du Chiado en descendant vers Cais do Sodré, mais la remontée se paie en côte. Pour rejoindre le miradouro de São Pedro de Alcântara, comptez un quart d’heure de montée depuis la Rua Garrett. Le funiculaire de la Glória, qui grimpe habituellement là, est à l’arrêt depuis l’accident de septembre 2025, vérifiez sa reprise avant de compter dessus.
Le Chiado a brûlé en 1988 et a été reconstruit à l’identique par l’architecte Álvaro Siza, ce qui explique ces façades anciennes avec des intérieurs très récents. Le Bairro Alto vit à l’envers du reste de la ville, boutiques closes le matin, rues pleines à minuit, verre à la main sur le pavé. Depuis quelques années, la mairie demande de baisser le ton après 1 h du matin dans ces ruelles, les habitants sont juste au-dessus.
A Brasileira
Un café de 1905 sur la Rua Garrett, à la façade sculptée et à l’intérieur d’origine, avec comptoir de marbre, boiseries et grandes toiles aux murs.
Tram 28 ride
La ligne de tram historique qui relie Martim Moniz à Campo de Ourique en traversant Graça, l’Alfama, la Baixa, le Chiado et Estrela, avec des voitures jaunes d’avant-guerre.
Convento do Carmo
Les ruines d’une église gothique dont la voûte s’est effondrée, laissant les arcs et les colonnes ouverts sur le ciel, aujourd’hui musée archéologique.
Time Out Market
Une grande halle gourmande où des dizaines de comptoirs, tenus par des chefs et des maisons lisboètes, servent autour de longues tables partagées.
Miradouro de São Pedro de Alcântara
Un jardin belvédère en terrasses au-dessus du Bairro Alto, avec une vue qui traverse la vallée jusqu’au château de São Jorge et à la colline de Graça.
Bairro do Avillez
Une grande taverne contemporaine du Chiado signée du chef José Avillez, qui réunit un bar à petiscos, une salle de restaurant et un patio couvert.
Sintra
Une journée dense, à faire dans l’ordre du relief. Train tôt depuis Rossio, montée directe au Palácio da Pena avant l’arrivée des cars, puis descente à pied jusqu’au Castelo dos Mouros dont les remparts suivent la crête. Déjeuner dans la vieille ville, et l’après-midi à la Quinta da Regaleira, son puits initiatique et ses tunnels. Dîner près de la gare avant le train du retour.
Les billets horodatés de Pena se prennent en ligne plusieurs jours avant, le créneau du matin part le premier. Un billet combiné Pena plus Castelo dos Mouros existe et fait baisser la note. Sintra a son microclimat, il y fait souvent 5 °C de moins qu’à Lisbonne, avec de la brume sur la colline même en juillet, donc une veste légère même si vous partez en tee-shirt. Chaussures fermées obligatoires, les remparts et les sentiers de Regaleira sont pavés, irréguliers et humides. Prévoyez de l’eau, les points de vente sont rares une fois dans les parcs.
La ligne de Sintra part de la gare de Rossio, un train environ toutes les vingt minutes, quarante minutes de trajet, à valider avec une carte Navegante rechargeable. À l’arrivée, le bus 434 fait une boucle à sens unique, gare, centre historique, château maure, Pena, et c’est de loin le plus simple pour monter. De Pena au Castelo dos Mouros, quinze minutes de descente à pied. Du centre à la Quinta da Regaleira, dix minutes de marche en descente, le bus 435 dessert aussi ce côté.
Toute cette colline est classée au patrimoine mondial depuis 1995, non pas pour un monument mais pour l’ensemble du paysage culturel, palais et forêts compris. Les pâtisseries locales méritent le détour autant que les palais, le travesseiro feuilleté à l’amande et la queijada au fromage frais et à la cannelle se vendent dans la vieille ville. Dernier point pratique, les derniers trains vers Lisbonne circulent tard le soir, mais vérifiez l’horaire affiché en gare avant de vous installer au dessert.
Train to Sintra
La ligne ferroviaire suburbaine qui relie le centre de Lisbonne à Sintra en une quarantaine de minutes, au départ de la gare de Rossio.
Pena Palace
Un palais romantique du XIXe siècle perché sur un piton rocheux, peint en jaune et rouge vif, mêlant références manuélines, mauresques et néogothiques dans un parc immense.
Castle of the Moors
Une enceinte fortifiée médiévale qui suit la crête de la colline, avec un chemin de ronde crénelé que l’on parcourt d’une tour à l’autre au-dessus des arbres.
Tulhas Bar & Restaurant
Un restaurant installé dans un ancien grenier à grains de la vieille ville de Sintra, avec des murs de pierre épais et une salle de quelques tables.
Quinta da Regaleira
Un domaine du début du XXe siècle mêlant manoir néomanuélin, chapelle, grottes artificielles et un puits en spirale de plusieurs dizaines de mètres que l’on descend à pied.
Incomum by Luís Santos
Un bistrot contemporain à quelques pas de la gare de Sintra, qui travaille les produits portugais dans un registre plus fin que les tables du centre historique.
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