Travolp.
Voyage partagé· partagé le 9/8/2026

Kyoto in Momiji,
Season.

Kyoto, Japan

Prix du voyage Prix sur demande
11/19/2026 → 11/23/20262 adultes
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↓ Le voyage
Jours
5 jours
Étapes
32 étapes
Destinations
1 destination
Voyageurs
2 adultes
Centres d'intérêt

temples, autumn leaves, kaiseki, tea houses

Itinéraire

5 chapitres
Journée 111/19/2026

Higashiyama sud, de Fushimi Inari à Gion

Higashiyama, Kyoto

Météo
11°4°

Bruine

40%9 km/h
Prenez un parapluie
Des torii vermillon de Fushimi Inari aux ruelles pavées sous Kiyomizu, la colline sud a viré au rouge toute la journée. La soirée s'est terminée sous les lanternes de Gion, devant un okonomiyaki qui grésillait au comptoir.

Ce qui vous attend

Une journée qui monte, puis qui redescend, du sud de Higashiyama jusqu'à Gion. Vous commencez tôt sous les milliers de torii de Fushimi Inari, quand les allées sont encore à vous, avant de rejoindre Kiyomizu-dera et sa terrasse de bois suspendue au-dessus du vallon. L'après-midi ralentit sur les pavés de Sannenzaka, entre un tofu bouilli au bord d'un jardin de mousse et un bol de matcha à l'étage d'une maison de thé. À la nuit tombée, Gion s'éclaire et les mêmes ruelles changent complètement d'ambiance.

Conseils pratiques

Prévoyez des chaussures qui tiennent la cheville. Entre les marches de Fushimi Inari et les pentes pavées de Higashiyama, la journée dépasse vite les dix kilomètres. Fushimi Inari est ouvert jour et nuit et l'accès est libre, alors que Kiyomizu-dera fait payer son enceinte principale, quelques centaines de yens. Réservez Okutan si vous y allez un week-end. Gardez des espèces, plusieurs maisons de thé de Sannenzaka ne prennent toujours pas la carte, et emportez une couche de plus pour la soirée, la colline se refroidit vite une fois le soleil passé.

D'une étape à l'autre

Pour Fushimi Inari, la ligne JR Nara dessert la gare d'Inari en cinq minutes depuis la gare de Kyoto, et le Keihan s'arrête à Fushimi-Inari. Ensuite, le Keihan vous remonte jusqu'à Kiyomizu-Gojo, d'où il reste une vingtaine de minutes de montée à pied. Le reste de la journée se fait entièrement à pied et presque tout en descente, de Kiyomizu à Sannenzaka, puis Ninenzaka, Kodai-ji et Gion, environ trente minutes en flânant. Le soir, la station Gion-Shijo ou Kawaramachi vous ramène partout en ville.

Sur place, côté coutumes

Devant un torii, on s'incline légèrement avant de passer, et on se lave les mains au bassin d'entrée du sanctuaire. Pour prier, deux inclinaisons, deux frappes dans les mains, une dernière inclinaison. À Gion, les ruelles privées interdisent la photo et l'amende est réelle. Si vous croisez une geiko ou une maiko en fin de journée, elle se rend à un rendez-vous, on la laisse passer. Une superstition locale dit enfin que trébucher dans Sannenzaka porte trois ans de malheur, d'où les porte-bonheur vendus en bas des marches.

  1. 01

    Fushimi Inari Taisha

    68 Fukakusa Yabunouchicho

    08:30 · 120m
    Visez les portiques du haut avant 9 h, avant les groupes. Passé le belvédère de Yotsutsuji, la foule se dissipe presque entièrement et le sentier devient une vraie balade en forêt. Comptez deux heures pour la boucle complète du mont Inari, une heure si vous vous arrêtez à Yotsutsuji. Le site est ouvert jour et nuit et l'accès est libre.
    À propos de ce lieu

    Le sanctuaire shinto dédié à Inari, divinité du riz et de la prospérité, au pied du mont Inari, au sud de Kyoto. Des milliers de torii vermillon forment un tunnel qui grimpe jusqu'au sommet.

    Histoire
    Sa fondation remonte au début du VIIIe siècle, sous l'impulsion du clan Hata, installé dans la région. Les portiques que vous traversez sont autant d'offrandes. Chaque torii a été payé par un particulier ou une entreprise, dont le nom et la date figurent au dos du montant.
    Sa renommée
    Le tunnel du Senbon Torii est l'une des images les plus reprises du Japon, et Fushimi Inari est le sanctuaire principal des quelque trente mille sanctuaires Inari du pays.
    Le saviez-vous
    Les renards de pierre que vous croisez partout ne sont pas des divinités mais les messagers d'Inari. Beaucoup tiennent dans la gueule une clé, celle du grenier à riz.
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  2. 🚶walk· 8 min· 600 m↗ Directions
  3. 02

    Vermillion Espresso Bar & Info

    10:45 · 30m
    Un tout petit comptoir à deux minutes du sanctuaire, dans l'esprit des cafés australiens. Passez-y en redescendant, avant l'arrivée des cars. Il y a très peu de places assises, la plupart des clients boivent debout sur le trottoir. C'est l'un des rares endroits du quartier où trouver un vrai flat white plutôt qu'un café en canette.
    À propos de ce lieu

    Un bar à espresso minuscule installé à quelques pas de Fushimi Inari, dans le quartier de Fukakusa.

    Histoire
    Il a ouvert à une époque où les abords du sanctuaire ne proposaient guère que des boutiques de souvenirs et des stands de brochettes. Une seconde adresse, un peu plus grande et plus calme, a suivi à proximité.
    Sa renommée
    C'est devenu l'arrêt café par défaut de Fushimi Inari, avant ou après la montée des torii.
    Le saviez-vous
    Le nom renvoie au vermillon des torii, un pigment traditionnellement obtenu à partir de composés de mercure, réputé protéger le bois autant que repousser le mauvais sort.
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  4. 🚗drive· 15 min· 4.7 km↗ Directions
  5. 03

    Kiyomizu-dera

    1-294 Kiyomizu

    12:00 · 90m
    La terrasse de bois rend mieux en fin de matinée, quand la lumière arrive de face. Descendez ensuite à la cascade d'Otowa et choisissez un seul des trois filets d'eau, boire aux trois passe pour de la gourmandise. L'enceinte principale est payante. Comptez une heure et demie sans se presser, plus si vous faites le détour par le sanctuaire Jishu.
    À propos de ce lieu

    Un temple bouddhiste accroché à la colline d'Otowa, connu pour sa grande terrasse de bois qui avance au-dessus du vallon.

    Histoire
    Sa fondation remonte à 778, autour d'une source jugée pure, d'où son nom d'eau claire. Les bâtiments actuels datent pour l'essentiel de 1633, reconstruits sous le shogun Tokugawa Iemitsu après une longue série d'incendies.
    Sa renommée
    On vient pour la terrasse, montée sur de hauts piliers de zelkova assemblés sans un seul clou. Le temple fait partie des monuments de l'ancienne Kyoto inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.
    Le saviez-vous
    Une expression japonaise, sauter de la terrasse de Kiyomizu, signifie se lancer sans filet. À l'époque d'Edo, des gens sautaient réellement, en espérant voir un vœu exaucé, et la pratique a fini par être interdite.
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  6. 🚶walk· 6 min· 400 m↗ Directions
  7. 04

    Okutan Kiyomizu

    13:45 · 75m
    Maison de yudofu, le tofu chauffé dans un bouillon de konbu, servie en menu complet, avec jardin. Réservez le week-end et demandez la salle en tatami côté mousse. La carte est presque entièrement végétarienne, dans l'esprit de la cuisine des temples. Comptez un peu plus d'une heure, le service prend son temps et c'est le principe.
    À propos de ce lieu

    Une maison de tofu bouilli installée près de Kiyomizu, avec des salles en tatami ouvertes sur un jardin de mousse.

    Histoire
    Okutan est une enseigne ancienne de Kyoto, née au XVIIe siècle près de Nanzen-ji pour nourrir les visiteurs des temples. Cette adresse de Kiyomizu en est la seconde maison.
    Sa renommée
    Le yudofu est un classique de Kyoto, et Okutan fait partie des deux ou trois maisons auxquelles la ville l'associe.
    Le saviez-vous
    Le tofu de Kyoto doit sa réputation à l'eau de la ville, une nappe souterraine douce et peu minéralisée qui donne un caillé plus fin et moins granuleux.
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  8. 🚶walk· 4 min· 200 m↗ Directions
  9. 05

    Sannenzaka tea house

    15:15 · 45m
    Matcha et warabimochi sur la pente, à l'étage si possible pour la vue plongeante sur les marches. On ne réserve pas, il faut parfois patienter dix minutes. C'est une gourmandise plutôt qu'un vrai goûter, prévoyez trente à quarante-cinq minutes. Plusieurs maisons de thé de la ruelle n'acceptent que les espèces.
    À propos de ce lieu

    Une maison de thé installée dans une bâtisse en bois de Sannenzaka, la ruelle en escalier qui descend de Kiyomizu vers Gion.

    Histoire
    Sannenzaka et Ninenzaka font partie d'un secteur de préservation où les façades en bois, les enseignes et même le passage des câbles sont réglementés depuis les années 1970.
    Sa renommée
    C'est l'image que tout le monde a de Higashiyama, des marches de pierre bordées de machiya, avec la pagode de Yasaka au bout du regard.
    Le saviez-vous
    Une superstition locale veut que trébucher dans Sannenzaka porte trois ans de malheur, le nom se prêtant au jeu de mots (san nen, trois ans). D'où les gourdes porte-bonheur vendues juste à côté.
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  10. 🚶walk· 18 min· 1.3 km↗ Directions
  11. 06

    Gion evening stroll

    18:00 · 75m
    Hanamikoji prend toute son allure une fois les lanternes allumées, vers 18 h. Les geiko et les maiko rejoignent leurs rendez-vous en début de soirée, ne les arrêtez pas et gardez l'appareil baissé. Les ruelles privées interdisent la photo, avec amende à la clé. Le canal de Shirakawa, un peu plus au nord, est plus calme et tout aussi beau.
    À propos de ce lieu

    Le quartier de divertissement historique de Kyoto, entre la rivière Kamo et le sanctuaire Yasaka, organisé autour de la rue Hanamikoji et du canal de Shirakawa.

    Histoire
    Gion s'est développé à partir du Moyen Âge comme quartier d'auberges et de maisons de thé pour les pèlerins du sanctuaire Yasaka, avant de devenir le centre des arts de la geisha à Kyoto.
    Sa renommée
    Les ochaya en bois, les lanternes de papier et la possibilité d'apercevoir une geiko en chemin vers un rendez-vous.
    Le saviez-vous
    À Kyoto on ne dit pas geisha mais geiko, et les apprenties sont des maiko. La ville a instauré des amendes pour les photos prises dans les ruelles privées de Gion, après des années de plaintes des habitants.
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  12. 🚶walk· 3 min· 200 m↗ Directions
  13. 07

    Gion Tanto

    19:30 · 90m
    Okonomiyaki à l'ancienne, cuit sur la plaque devant vous. La spécialité maison est le negiyaki, chargé d'oignons verts. La salle est petite et souvent pleine, mieux vaut arriver tôt ou réserver. À deux, le comptoir vaut mieux que les tables, vous voyez la cuisson et le service va plus vite.
    À propos de ce lieu

    Une adresse d'okonomiyaki et de negiyaki dans une ruelle de Gion, avec cuisson sur teppan au comptoir.

    Histoire
    L'okonomiyaki tel qu'on le connaît s'est répandu dans le Japon d'après-guerre, quand la farine faisait partie des rares produits disponibles en quantité. Les maisons de quartier en ont peu à peu fait un vrai repas du soir.
    Sa renommée
    C'est l'une des rares tables franchement populaires de Gion, un quartier surtout connu pour ses restaurants chers.
    Le saviez-vous
    Le negiyaki est né à Osaka. Il contient beaucoup plus de poireau japonais que de chou et se mange traditionnellement avec de la sauce soja, pas avec la sauce brune de l'okonomiyaki.
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Journée 211/20/2026

Arashiyama au petit matin, puis Kinkaku-ji

Arashiyama, Kyoto

Météo
12°-1°

Nuageux

20%11 km/h
Départ à l'aube pour trouver la bambouseraie presque vide, avant le jardin de Tenryu-ji et un soba face au pont Togetsukyo. L'après-midi, Kinkaku-ji brillait sur son étang, et la journée s'est finie en picorant d'étal en étal à Nishiki.

Le déroulé de la journée

Lever tôt, sans discussion. La bambouseraie de Sagano ne ressemble plus à grand-chose après 9 h, et à tout autre chose avant 8 h. Vient ensuite le jardin de Tenryu-ji, dessiné il y a près de sept siècles et resté presque intact, puis une pause café au bord de l'Oi avec le pont Togetsukyo en face. Après le soba de midi, vous traversez la ville vers le nord pour Kinkaku-ji et son reflet doré, avant de redescendre au centre finir la journée en grignotant dans l'allée couverte de Nishiki.

À prévoir

Les matins d'Arashiyama sont frais même quand l'après-midi est doux, une couche de plus ne se regrette jamais. À Tenryu-ji, le jardin et les bâtiments se paient séparément, le jardin seul suffit si le temps manque. Kinkaku-ji se visite en sens unique et sans retour possible, sortez donc l'appareil dès la première rive de l'étang. À Nishiki, beaucoup d'étals refusent qu'on mange en marchant, il y a presque toujours un coin pour consommer devant la boutique. Petites coupures et pièces bienvenues.

Les trajets

Arashiyama depuis le centre, deux options : la ligne JR Sagano jusqu'à Saga-Arashiyama, environ quinze minutes depuis la gare de Kyoto, ou le petit tramway Randen depuis Shijo-Omiya, plus lent et plus joli. Sur place, tout se fait à pied. Pour rejoindre Kinkaku-ji, il n'y a pas de liaison directe, prenez le Randen jusqu'à Katabiranotsuji, changez pour la ligne Kitano jusqu'à Kitano-Hakubaicho, puis un bus ou vingt minutes de marche. À deux, le taxi coûte à peine plus et fait gagner une demi-heure. Ensuite, les bus qui longent Nishioji puis Shijo vous ramènent à Nishiki.

Un peu de contexte local

Arashiyama était un lieu de villégiature de l'aristocratie de Heian bien avant d'être un site touristique. On y venait en barque sous les érables. Le nom du pont, Togetsukyo, signifie le pont qu'on traverse vers la lune, d'après la remarque d'un empereur du XIIIe siècle qui regardait l'astre glisser au-dessus du tablier. À Nishiki, beaucoup de commerces sont tenus par la même famille depuis plusieurs générations et ne vendent qu'un seul produit. On demande avant de photographier un étal, la réponse est presque toujours oui.

  1. 01

    Arashiyama Bamboo Grove

    07:45 · 60m
    Avant 8 h, l'allée est presque vide et la lumière filtre encore de biais. Après 9 h, c'est un couloir compact. Le passage principal ne fait que cinq cents mètres environ, prolongez donc par le jardin de la villa Okochi Sanso, juste au bout, si vous voulez du calme. Accès libre et ouvert en permanence.
    À propos de ce lieu

    Une allée piétonne bordée de bambous géants moso, dans le quartier de Sagano, entre le temple Tenryu-ji et la villa Okochi Sanso.

    Histoire
    Le bambou est cultivé ici depuis des siècles pour la vannerie, les manches d'outils et les montures de parasols. Arashiyama, tout autour, était un lieu de villégiature aristocratique dès l'époque de Heian.
    Sa renommée
    Le tunnel vert et le craquement des tiges qui s'entrechoquent, devenus un raccourci visuel pour Kyoto tout entière.
    Le saviez-vous
    Le ministère japonais de l'Environnement a retenu le son de la bambouseraie dans sa sélection des cent paysages sonores à préserver, publiée en 1996.
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  2. 🚶walk· 5 min· 400 m↗ Directions
  3. 02

    Tenryu-ji garden

    09:00 · 75m
    Entrez par la porte nord, celle qui donne sur la bambouseraie, pour éviter la file de l'entrée principale. Le jardin et les bâtiments se paient séparément, le jardin seul suffit si le temps manque. L'ouverture vers 8 h 30 en fait un enchaînement logique après les bambous. Une heure suffit largement.
    À propos de ce lieu

    Le temple principal de la branche Tenryu-ji du zen Rinzai, connu pour son jardin d'étang Sogenchi ouvert sur les collines d'Arashiyama.

    Histoire
    Fondé en 1339 par le shogun Ashikaga Takauji, pour apaiser l'esprit de l'empereur Go-Daigo contre lequel il s'était battu. Les bâtiments ont brûlé plusieurs fois, mais le jardin a gardé son tracé d'origine.
    Sa renommée
    Le jardin dessiné par le moine Muso Soseki utilise les collines derrière l'enceinte comme décor, une technique appelée shakkei, l'emprunt de paysage. Le temple est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
    Le saviez-vous
    Le Sogenchi a été le premier jardin du Japon classé lieu de beauté panoramique spéciale, dans les années 1920, alors qu'il avait déjà près de six siècles.
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  4. 🚶walk· 9 min· 700 m↗ Directions
  5. 03

    % Arabica Kyoto Arashiyama

    10:30 · 30m
    Le comptoir donne directement sur la rivière Oi et le pont Togetsukyo. La file impressionne mais avance vite, une dizaine de minutes en général. Le latte glacé est ce qu'on y prend. Il n'y a presque pas de places assises, tout le monde boit dehors, appuyé à la rambarde. La carte est acceptée.
    À propos de ce lieu

    La boutique en bord de rivière de % Arabica, une marque de café née à Kyoto, avec vue directe sur le pont Togetsukyo.

    Histoire
    L'enseigne a ouvert ses premières adresses à Kyoto au milieu des années 2010, avant de s'étendre à des dizaines de villes en Asie, au Moyen-Orient et en Europe.
    Sa renommée
    Le logo en pourcentage, la façade blanche très épurée et surtout cet emplacement en bord d'eau, l'un des plus photographiés d'Arashiyama.
    Le saviez-vous
    La marque possède sa propre plantation de café à Hawaï, ce qui est rare pour une chaîne de cette taille.
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  6. 🚶walk· 2 min· 200 m↗ Directions
  7. 04

    Arashiyama Yoshimura

    11:15 · 75m
    Soba pétri sur place et grande baie vitrée sur la rivière et le pont. Demandez une table au premier étage, la vue y est bien meilleure. On inscrit son nom sur une liste à l'entrée, comptez vingt minutes d'attente à midi. Le menu soba et tempura tient jusqu'au soir, ce qui est utile avant l'après-midi à Kinkaku-ji.
    À propos de ce lieu

    Une maison de soba en bord de rivière à Arashiyama, face au pont Togetsukyo.

    Histoire
    Le sarrasin s'est imposé au Japon comme nourriture rapide et populaire, et les maisons qui le pétrissent chaque jour sur place restent une tradition urbaine bien vivante à Kyoto.
    Sa renommée
    On y vient pour la combinaison assez rare de nouilles faites maison et d'une vue dégagée sur le pont et la montagne.
    Le saviez-vous
    En fin de repas, on vous apporte le sobayu, l'eau de cuisson des nouilles, dans une petite théière. On l'ajoute au reste de sauce pour la boire comme un bouillon.
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  8. 🚗drive· 20 min· 7.8 km↗ Directions
  9. 05

    Kinkaku-ji (Golden Pavilion)

    13:30 · 60m
    Le reflet est meilleur depuis la première rive, juste après l'entrée, et parfait les jours sans vent. Le parcours est en sens unique et sans retour possible, ne le traversez donc pas trop vite. Comptez trois quarts d'heure à une heure. La petite maison de thé près de la sortie sert un matcha face au jardin, souvent au calme.
    À propos de ce lieu

    Un pavillon de trois étages recouvert de feuille d'or à ses deux niveaux supérieurs, posé au bord d'un étang, dans un temple zen dont le nom officiel est Rokuon-ji.

    Histoire
    C'était la villa de retraite du shogun Ashikaga Yoshimitsu, transformée en temple à sa mort en 1408. Le pavillon a entièrement brûlé en 1950, incendié par un jeune moine du temple, et a été reconstruit cinq ans plus tard.
    Sa renommée
    L'or sur l'eau, tout simplement. L'incendie de 1950 a par ailleurs inspiré à Yukio Mishima un roman devenu un classique de la littérature japonaise.
    Le saviez-vous
    Chacun des trois étages suit un style architectural différent, résidence aristocratique en bas, style guerrier au milieu, salle zen d'inspiration chinoise en haut. Un phénix doré est posé sur le toit.
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  10. 🚗drive· 23 min· 6.6 km↗ Directions
  11. 06

    Nishiki Market

    16:30 · 90m
    Une allée couverte d'environ quatre cents mètres, à parcourir une fois dans un sens puis à picorer au retour. Les classiques sont les brochettes de tako-tamago, les beignets au lait de soja et les pickles. On ne mange pas en marchant, chaque étal a un coin pour consommer devant. Prévoyez des espèces et évitez 18 h, beaucoup ferment tôt.
    À propos de ce lieu

    Une rue commerçante couverte du centre de Kyoto, longue d'environ quatre cents mètres, entièrement consacrée à l'alimentation.

    Histoire
    On y vend du poisson depuis le début du XIVe siècle. Le quartier disposait de puits d'eau froide, ce qui permettait de conserver les produits bien avant la glace industrielle.
    Sa renommée
    On l'appelle la cuisine de Kyoto. Les restaurants de la ville viennent y chercher leurs pickles, leur tofu, leur poisson et leurs légumes de saison.
    Le saviez-vous
    Le coutelier du marché, Aritsugu, forge depuis 1560. L'atelier fabriquait à l'origine des sabres avant de se convertir aux couteaux de cuisine.
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Journée 311/21/2026

Momiji, du Ginkaku-ji à Eikan-do

Northern Kyoto

Météo
15°3°

Nuageux

20%13 km/h
La journée des érables, entre le cône de sable du Ginkaku-ji, le tunnel rouge du chemin de la Philosophie et Eikan-do au plus fort de sa couleur. Dîner kaiseki en fin de soirée à Pontocho, au-dessus de la Kamo.

Ce qui vous attend

Le versant est de Kyoto, de temple en temple, sur une ligne presque droite du nord au sud. Ginkaku-ji ouvre la journée avec son océan de sable ratissé et son jardin de mousse, puis le chemin de la Philosophie descend le long d'un canal bordé d'érables et de cerisiers, deux kilomètres à plat. À Nanzen-ji, un aqueduc de briques rouges traverse l'enceinte du temple, ce qui surprend toujours. Eikan-do garde le meilleur pour la fin d'après-midi, quand la lumière passe à travers les érables. Le soir, kaiseki à Pontocho.

Bons réflexes

Réservez le kaiseki longtemps à l'avance, surtout à la saison des érables. Beaucoup de maisons proposent un menu unique, demandent le règlement en amont et veulent connaître vos allergies au moment de la réservation, pas à table. À Eikan-do, l'illumination du soir se paie séparément de l'entrée de journée et forme une file distincte. Prévoyez des chaussettes propres, vous vous déchaussez plusieurs fois dans la journée. Un petit sac pliable aide aussi, on porte souvent ses chaussures à la main.

D'un temple à l'autre

Un bus depuis le centre vous dépose à Ginkakuji-michi, et ensuite tout se marche. Le chemin de la Philosophie prend une heure en flânant, avec quelques petits temples à cent mètres du canal, dont Honen-in. De Nanzen-ji à Eikan-do, comptez dix minutes. Pour rentrer dîner, la ligne de métro Tozai part de Keage et vous laisse à Sanjo Keihan, à cinq minutes de Pontocho. La ruelle fait à peine deux mètres de large entre Sanjo et Shijo, repérez l'enseigne à l'avance, les façades se ressemblent beaucoup.

Coutumes et contexte

Dans un jardin sec, on regarde depuis la véranda et on ne pose jamais le pied sur le sable ratissé. À l'intérieur des halls, les statues ne se photographient pas, les panneaux le rappellent partout. Au kaiseki, on suit le rythme du chef, on ne demande pas de modification et le pourboire n'existe pas. Et si un restaurant de Pontocho affiche ichigen-san okotowari, il n'accepte pas les clients sans recommandation, ce n'est pas dirigé contre les étrangers, la règle vaut aussi pour les habitants de Kyoto.

  1. 01

    Ginkaku-ji (Silver Pavilion)

    08:45 · 75m
    Arrivez à l'ouverture, vers 8 h 30, le jardin est petit et sature vite. Le cône de sable et l'étendue ratissée se voient dès l'entrée, mais le meilleur point de vue est en haut du sentier à flanc de colline, sur les toits du temple et la ville derrière. Trois quarts d'heure suffisent, et le parcours est en sens unique.
    À propos de ce lieu

    Un temple zen aux jardins de mousse et de sable, au pied des collines de l'est, dont le pavillon n'a jamais été argenté malgré son surnom.

    Histoire
    Ashikaga Yoshimasa le fait construire en 1482 comme villa de retraite, en écho au pavillon d'or de son grand-père. Le revêtement d'argent n'a jamais vu le jour, faute de moyens, et le lieu est devenu temple à la mort de son propriétaire.
    Sa renommée
    C'est le berceau de la culture Higashiyama, celle qui a fixé la cérémonie du thé, l'ikebana et l'architecture shoin sous la forme qu'on leur connaît.
    Le saviez-vous
    Le grand cône de sable, le Kogetsudai, servait selon la tradition à regarder la lune. Il est ratissé et remodelé régulièrement, ce qui demande plusieurs heures de travail à chaque fois.
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  2. 🚶walk· 7 min· 500 m↗ Directions
  3. 02

    Philosopher's Path

    10:15 · 60m
    Deux kilomètres le long d'un canal, à plat, une heure en flânant. Partez du Ginkaku-ji et descendez vers le sud, la pente joue pour vous dans ce sens. Les érables prennent leur couleur fin novembre, les cerisiers début avril. Plusieurs petits temples s'ouvrent de part et d'autre, dont Honen-in, à cent mètres du canal et presque toujours désert.
    À propos de ce lieu

    Un chemin piéton qui longe un canal d'irrigation sur environ deux kilomètres, entre le Ginkaku-ji et les abords de Nanzen-ji.

    Histoire
    Le canal fait partie du réseau creusé à la fin du XIXe siècle pour amener l'eau du lac Biwa jusqu'à Kyoto. Les arbres qui le bordent ont été plantés au début du XXe siècle, en grande partie grâce au don d'un peintre du quartier.
    Sa renommée
    Le nom vient de Nishida Kitaro, philosophe de l'université de Kyoto, qui faisait ce trajet à pied chaque jour en méditant.
    Le saviez-vous
    L'eau du lac Biwa a fait tourner la première centrale hydroélectrique du Japon, mise en service à Keage, tout au bout du chemin, en 1891.
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  4. 🚗drive· 8 min· 2.4 km↗ Directions
  5. 03

    Blue Bottle Coffee Kyoto

    11:40 · 30m
    Une machiya restaurée à quelques minutes de Nanzen-ji, avec une cour intérieure. C'est l'arrêt tranquille du milieu de matinée, le café filtre y est préparé lentement, à la commande. Ça se remplit après 11 h et le week-end. Ce n'est pas un endroit où travailler, la salle est pensée pour rester silencieuse.
    À propos de ce lieu

    Un café installé dans une maison de ville en bois centenaire du quartier de Nanzenji, avec cour et salle très claire.

    Histoire
    La marque, née en Californie, s'est d'abord implantée au Japon à Tokyo avant d'ouvrir cette adresse à Kyoto à la fin des années 2010, dans une machiya restaurée plutôt que dans un local neuf.
    Sa renommée
    Le contraste entre le café de spécialité et la charpente d'origine, devenu un modèle de réhabilitation de machiya à Kyoto.
    Le saviez-vous
    Kyoto perd des machiya chaque année, démolies faute d'héritiers ou de rentabilité. Leur reconversion en commerce est l'une des rares raisons pour lesquelles ces maisons tiennent encore debout.
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  6. 🚶walk· 7 min· 500 m↗ Directions
  7. 04

    Junsei

    12:20 · 75m
    Yudofu servi en menu, dans un grand jardin près de Nanzen-ji. La formule avec vue sur le jardin justifie le déjeuner lent, comptez une heure et quart. Réservez le week-end et à la saison des érables. Le menu comprend en général du tofu frit et des légumes de saison, c'est plus copieux qu'il n'y paraît.
    À propos de ce lieu

    Une maison de yudofu près de Nanzen-ji, répartie entre plusieurs pavillons en bois dans un grand jardin.

    Histoire
    Le bâtiment principal date de 1839 et abritait à l'origine une école de médecine. Il a été transformé en restaurant bien plus tard, une fois le quartier devenu un lieu de promenade.
    Sa renommée
    Nanzen-ji est le berceau du yudofu à Kyoto, et Junsei fait partie des maisons historiques du quartier.
    Le saviez-vous
    Le yudofu vient de la cuisine des temples zen, le shojin ryori, qui exclut la viande, le poisson, l'ail et l'oignon. Le tofu y remplaçait l'essentiel des protéines.
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  8. 🚶walk· 3 min· 200 m↗ Directions
  9. 05

    Nanzen-ji aqueduct

    13:50 · 60m
    L'aqueduc de briques, le Suirokaku, se trouve derrière les bâtiments principaux, sur la droite en montant. L'enceinte est en accès libre, seuls les jardins et la porte Sanmon sont payants. Montez sur la Sanmon si vous n'avez pas le vertige, la vue porte sur tout le quartier. Trois quarts d'heure suffisent.
    À propos de ce lieu

    Un aqueduc de briques rouges à arcades qui traverse l'enceinte du temple zen Nanzen-ji, et qui fonctionne toujours.

    Histoire
    Il a été construit en 1888 dans le cadre du canal du lac Biwa, un chantier lancé pour relancer l'activité de Kyoto après le transfert de la capitale à Tokyo. Le style d'inspiration romaine a été très critiqué à l'époque.
    Sa renommée
    Le contraste entre l'architecture zen et un ouvrage d'ingénierie occidental, un décor devenu courant au cinéma et dans les séries japonaises.
    Le saviez-vous
    L'eau coule encore dedans. Le canal alimente toujours une partie de Kyoto plus d'un siècle après sa mise en service.
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  10. 🚶walk· 8 min· 600 m↗ Directions
  11. 06

    Eikan-do Zenrin-ji

    15:05 · 70m
    Le temple des érables, au plus fort vers la mi-novembre. La fin d'après-midi donne la plus belle lumière. L'illumination du soir se paie à part et se fait sur une file séparée, avec une attente réelle en pleine saison. Le parcours est en sens unique, avec des escaliers et un passage couvert qui grimpe vers la pagode. Comptez une heure et quart.
    À propos de ce lieu

    Un temple bouddhiste de l'école Jodo, adossé aux collines de l'est, avec plusieurs milliers d'érables dans son enceinte.

    Histoire
    Fondé au IXe siècle, il tient son surnom d'Eikan, un moine du XIe siècle connu pour avoir soigné et nourri les pauvres du quartier depuis le temple.
    Sa renommée
    Dès l'époque de Heian, on écrivait à Kyoto que les érables d'Eikan-do étaient les plus beaux de la ville, et la réputation ne s'est jamais démentie.
    Le saviez-vous
    La statue d'Amida du temple regarde par-dessus son épaule. Selon la tradition, elle s'est retournée un matin vers Eikan, qui marchait derrière elle, pour lui reprocher sa lenteur.
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  12. 🚗drive· 14 min· 3.7 km↗ Directions
  13. 07

    Pontocho kaiseki dinner

    19:00 · 120m
    Dîner en plusieurs services au-dessus de la Kamo. Réservez très à l'avance et demandez une place côté rivière. On laisse le chef donner le rythme et on signale ses allergies au moment de réserver. Le menu est unique et se règle souvent d'avance. Pontocho est une ruelle piétonne étroite, repérez l'enseigne, les façades se ressemblent beaucoup.
    À propos de ce lieu

    Une ruelle de restaurants et de bars, large de deux mètres à peine, entre les rues Sanjo et Shijo, le long de la rivière Kamo.

    Histoire
    Le quartier s'est développé au XVIIe siècle sur des terrains gagnés sur la rivière, d'abord comme rangée d'auberges et de maisons de thé, puis comme quartier de spectacle.
    Sa renommée
    Les terrasses sur pilotis montées au-dessus de la Kamo, appelées yuka, et la densité de tables kaiseki sur quelques centaines de mètres.
    Le saviez-vous
    Ces terrasses ne sont pas permanentes. Elles sont montées début mai et démontées fin septembre, selon une règle suivie par tous les restaurants de la rive.
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Journée 411/22/2026

Excursion à Nara, daims et grands temples

Nara

Météo
15°6°

Partiellement nuageux

10%6 km/h
Une journée au sud, à Nara, où les daims circulent librement entre les temples. Du grand Bouddha de bronze du Todai-ji aux allées de lanternes du Kasuga Taisha, avant des sushis à la feuille de kaki à Naramachi.

La journée en bref

Nara tient dans une journée parce que tout se fait à pied depuis la gare. Vous montez d'abord vers le Kofuku-ji et sa pagode à cinq étages, puis vous traversez le parc où plus d'un millier de daims circulent en liberté, avant d'entrer au Todai-ji pour le Bouddha de bronze de quinze mètres. L'après-midi part vers le Kasuga Taisha par un chemin de pierre bordé de lanternes moussues, sous une forêt protégée depuis plus de mille ans. Retour par Naramachi, le vieux quartier de marchands, et ses sushis enveloppés de feuilles de kaki.

À prévoir

Comptez six à huit kilomètres de marche selon les détours, sur des allées de gravier. Rangez vos provisions au fond du sac, les daims reconnaissent les sacs plastique et tirent dessus. Achetez les biscuits shika-senbei aux vendeurs autorisés seulement, montrez-les et donnez-les vite. Le hall du Bouddha du Todai-ji est payant, le parc est libre, et au Kasuga Taisha seule la galerie intérieure se paie. En automne, gardez vos distances avec les mâles, même après la coupe cérémonielle des bois.

Les trajets

Deux compagnies desservent Nara. Le limited express Kintetsu met environ trente-cinq minutes jusqu'à Kintetsu-Nara, avec supplément et sièges réservés, et vous laisse à dix minutes du parc. Le rapide JR met un peu plus longtemps, arrive à la gare JR de Nara, quinze minutes plus à l'ouest, mais il est compris dans le JR Pass. Sur place, tout se marche. Seule exception possible, le retour du Kasuga Taisha vers la gare en fin de journée, où un bus de boucle passe régulièrement le long du parc.

Étiquette et contexte

Les daims de Nara ne sont pas des animaux de compagnie. Ils vivent en liberté, sont classés monument naturel et la tradition en fait les messagers des divinités du Kasuga, ce qui leur a valu une protection stricte pendant des siècles. Quand ils s'inclinent pour réclamer un biscuit, c'est un réflexe appris, pas de la politesse. Nara a par ailleurs été la capitale du Japon avant Kyoto, entre 710 et 784, ce qui explique la concentration de très grands temples dans une ville aujourd'hui modeste.

  1. 01

    Kyoto Station → Nara

    08:00 · 45m
    Le limited express Kintetsu met environ trente-cinq minutes jusqu'à Kintetsu-Nara, avec supplément et place réservée, et vous laisse à dix minutes du parc. Le rapide JR met un peu plus longtemps et arrive à la gare JR, quinze minutes plus loin, mais il est compris dans le JR Pass. Achetez le retour en même temps si vous rentrez en fin d'après-midi.
    À propos de ce lieu

    La liaison entre Kyoto et Nara, assurée en parallèle par la compagnie privée Kintetsu et par la JR West.

    Histoire
    La ligne Kintetsu vers Nara date des années 1910 et a longtemps circulé en surface comme un tramway interurbain. Son terminus a été enterré dans les années 1960 pour dégager le centre de Nara.
    Sa renommée
    C'est l'une des liaisons d'excursion les plus empruntées du Japon, et un bon exemple de la concurrence entre compagnies privées et réseau JR.
    Le saviez-vous
    Nara a été la capitale du Japon de 710 à 784, avant Kyoto. La cour a déménagé notamment pour s'éloigner de l'influence politique des grands monastères de la ville.
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  2. 🚗drive· 50 min· 43.7 km↗ Directions
  3. 02

    Kofuku-ji

    09:15 · 45m
    La pagode à cinq étages est à dix minutes de montée depuis Kintetsu-Nara. L'étang Sarusawa, juste en dessous, en donne le reflet. Vérifiez avant de venir, la pagode fait l'objet d'une restauration de longue haleine qui peut la masquer entièrement. Le musée des trésors vaut le détour pour ses sculptures. Trois quarts d'heure au total.
    À propos de ce lieu

    L'un des grands temples de Nara, avec une pagode à cinq étages d'une cinquantaine de mètres et un musée consacré à la sculpture bouddhique.

    Histoire
    Fondé par le clan Fujiwara en 669, il a été déplacé à Nara en 710 quand la cour s'y est installée. La pagode actuelle est une reconstruction du XVe siècle, après plusieurs incendies.
    Sa renommée
    La pagode est la deuxième plus haute du Japon, et la collection de statues du temple compte parmi les plus importantes de l'époque de Nara.
    Le saviez-vous
    La statue d'Ashura conservée au temple, une figure en laque sèche à trois visages et six bras datant du VIIIe siècle, est l'une des sculptures les plus connues du pays.
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  4. 🚶walk· 19 min· 1.4 km↗ Directions
  5. 03

    Todai-ji Great Buddha

    10:15 · 90m
    Le hall du Bouddha est payant à l'entrée. Le Daibutsu fait quinze mètres et il faut reculer jusqu'au fond du hall pour le voir en entier. Le trou percé dans un pilier, de la taille d'une narine du Bouddha, attire surtout les enfants et la file est longue. Arrivez avant 11 h. Comptez une heure et demie avec la porte Nandaimon.
    À propos de ce lieu

    Le temple qui abrite le Daibutsu, un Bouddha Vairocana en bronze de quinze mètres, dans un hall en bois parmi les plus grands du monde.

    Histoire
    L'empereur Shomu en ordonne la construction au VIIIe siècle, après une série d'épidémies et de famines, comme temple central d'un réseau national. Le hall a brûlé deux fois et la version actuelle, de 1709, est nettement plus étroite que l'originale.
    Sa renommée
    La taille, avant tout. La statue a mobilisé une part énorme du bronze disponible dans le pays et le chantier a lourdement pesé sur les finances de la cour.
    Le saviez-vous
    Les deux gardiens de la porte Nandaimon, hauts de huit mètres, ont été sculptés en un peu plus de deux mois en 1203 par Unkei, Kaikei et leur atelier.
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  6. 🚶walk· 9 min· 700 m↗ Directions
  7. 04

    Nara deer park

    12:00 · 45m
    Les daims circulent librement dans tout le parc. Achetez les biscuits shika-senbei aux vendeurs autorisés, montrez-les et donnez-les vite, sinon ils tirent sur les vêtements. Rangez le reste de vos provisions, ils reconnaissent les sacs. Ils s'inclinent pour réclamer, c'est un réflexe appris. Gardez vos distances avec les mâles en automne.
    À propos de ce lieu

    Un grand parc public au pied du mont Wakakusa, où vivent en liberté plus d'un millier de cerfs sika, entre les temples et les rues de la ville.

    Histoire
    Leur protection remonte à la fondation du sanctuaire Kasuga au VIIIe siècle. Pendant des siècles, tuer un daim à Nara était un crime grave, et le troupeau n'a perdu son statut sacré qu'après la Seconde Guerre mondiale.
    Sa renommée
    Ce sont les seuls animaux sauvages au Japon qu'on croise en nombre au milieu d'une ville, entre deux arrêts de bus.
    Le saviez-vous
    Les biscuits qui leur sont vendus ne contiennent ni sucre ni additif, uniquement du son de riz et de la farine, et une partie des recettes finance la fondation qui veille sur le troupeau.
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  8. 🚶walk· 15 min· 1.1 km↗ Directions
  9. 05

    Shizuka kamameshi

    13:00 · 75m
    Le kamameshi est cuit à la commande dans sa marmite en fonte, comptez vingt minutes avant qu'il n'arrive. La version à sept garnitures est celle qu'on prend. Le riz croustillant collé au fond, l'okoge, est le meilleur morceau, grattez-le avec la spatule. Salle en tatami, et réservation utile à midi en haute saison.
    À propos de ce lieu

    Une maison de kamameshi de Nara, ce riz cuit et servi dans une petite marmite en fonte, sur l'allée qui monte vers le Kasuga Taisha.

    Histoire
    Le kamameshi s'est diffusé au Japon au début du XXe siècle, notamment comme repas vendu sur les quais de gare, avant de devenir un plat de restaurant à part entière.
    Sa renommée
    C'est l'adresse à laquelle Nara associe le kamameshi, avec des marmites cuites une par une plutôt qu'en série.
    Le saviez-vous
    Le kamameshi vendu en gare de Yokokawa était servi dans une marmite en céramique que les voyageurs rapportaient chez eux. Beaucoup de foyers japonais en ont encore une au fond d'un placard.
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  10. 🚶walk· 23 min· 1.7 km↗ Directions
  11. 06

    Kasuga Taisha

    14:30 · 75m
    Prenez l'approche par le chemin de pierre en forêt plutôt que par la route, les lanternes moussues y sont alignées sur près d'un kilomètre. L'enceinte extérieure est libre, la galerie intérieure et son couloir de lanternes de bronze sont payants. La petite salle obscure où les lanternes restent allumées vaut le supplément. Une heure et quart.
    À propos de ce lieu

    Le sanctuaire shinto du clan Fujiwara, aux bâtiments vermillon, entouré de milliers de lanternes de pierre et de bronze.

    Histoire
    Fondé en 768 pour les divinités protectrices des Fujiwara. Pendant des siècles, les bâtiments ont été démontés et rebâtis à l'identique tous les vingt ans, ce qui a permis de transmettre les techniques de charpente de génération en génération.
    Sa renommée
    Les allées de lanternes, offertes par des fidèles depuis huit siècles, et la forêt primaire de Kasugayama qui monte juste derrière.
    Le saviez-vous
    Toutes les lanternes ne sont allumées que deux fois par an, début février et à la mi-août. Quant à la forêt du sanctuaire, la coupe y est interdite depuis le IXe siècle.
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  12. 🚗drive· 8 min· 2.4 km↗ Directions
  13. 07

    Hiraso Naramachi

    17:00 · 75m
    Kakinoha-zushi, maquereau ou saumon pressé et enveloppé dans une feuille de kaki. La feuille ne se mange pas, elle sert à conserver et à parfumer le poisson. Salle à l'étage pour manger sur place, ou coffret à emporter pour le train du retour. Le maquereau est la version classique, prenez l'assortiment si vous hésitez.
    À propos de ce lieu

    Une maison de kakinoha-zushi à Naramachi, le vieux quartier de marchands de Nara.

    Histoire
    La maison remonte au XIXe siècle. Le kakinoha-zushi, lui, vient des vallées de montagne du sud de Nara, où le maquereau salé arrivait à dos d'homme depuis la côte de Kumano et devait tenir plusieurs jours.
    Sa renommée
    C'est la spécialité de Nara par excellence, et Hiraso l'une des maisons historiques qui la préparent encore.
    Le saviez-vous
    La feuille de kaki contient des tanins aux propriétés antibactériennes, ce qui explique son usage bien avant la réfrigération.
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Journée 511/23/2026

Dernière matinée et retour en Shinkansen

Central Kyoto

Météo
16°3°

Nuageux

20%7 km/h
Une matinée sans course, un café filtre près de Nishiki, la pagode à cinq étages du To-ji reflétée dans son bassin, puis un bol de ramen de Kyoto près de la gare avant le Shinkansen.

La dernière matinée

Rien de compliqué, une matinée qui laisse le temps de boucler les valises. Un torréfacteur de spécialité près de Nishiki pour commencer, dans une cour où l'on boit debout. Ensuite le To-ji, dont la pagode est la plus haute construction en bois du Japon et se reflète dans son bassin quand le vent tombe. Le Higashi Hongan-ji, à dix minutes de la gare, fait une dernière halte au calme, avec un hall en bois d'une taille difficile à imaginer avant d'y entrer. Puis un bol de ramen et le train.

Conseils pratiques

Déposez les bagages tôt. La gare de Kyoto a beaucoup de casiers mais ils sont pris en milieu de matinée, et il existe une consigne avec personnel au sous-sol. L'enceinte du To-ji ouvre très tôt, les bâtiments payants seulement vers 8 h. Si vous tombez sur le 21 du mois, le marché Kobo-ichi occupe tout le terrain du temple, ajoutez une heure. Achetez l'ekiben avant de passer les portiques du Shinkansen, le choix est nettement meilleur côté hall.

Les trajets

Weekenders est à cinq minutes à pied de Nishiki, au fond d'une cour de parking derrière la rue commerçante, gardez la carte ouverte, l'entrée ne se voit pas depuis le trottoir. Pour le To-ji, la ligne de métro Karasuma jusqu'à Kyoto puis dix minutes de marche vers le sud, ou une station de plus sur la ligne Kintetsu jusqu'à Toji. Le Higashi Hongan-ji et le ramen sont tous les deux à portée de la gare, à pied et sans détour. Les quais du Tokaido Shinkansen sont au sud du bâtiment, prévoyez dix minutes avec des bagages.

Notes locales

Le ramen de Kyoto n'a rien de délicat. Bouillon de soja épais, gras assumé, montagne d'oignons verts, et on mange vite sans faire traîner. Dans un temple, on retire son chapeau et on parle bas, même dans une salle aussi vaste que le Goeido. Sur le quai du Shinkansen, la file se forme sur les marques au sol correspondant à votre voiture, et le train ne stationne souvent que deux minutes, le temps de descendre, monter et repartir à l'heure exacte.

  1. 01

    Weekenders Coffee Tominokoji

    08:15 · 45m
    L'adresse est au fond d'une cour de parking, invisible depuis le trottoir, gardez la carte ouverte. Petite maison en bois, presque pas de places assises, on boit debout dans la cour. Prenez le filtre en origine unique, c'est ce qu'ils torréfient eux-mêmes. Ouvre tôt le matin, ferme en fin d'après-midi, avec un jour de fermeture en semaine.
    À propos de ce lieu

    Un torréfacteur de Kyoto installé dans une petite maison en bois, au fond d'une cour, à quelques rues du marché Nishiki.

    Histoire
    Weekenders a commencé comme atelier de torréfaction avant d'ouvrir ce comptoir, dans un bâtiment ancien conservé au milieu d'un parking du centre-ville.
    Sa renommée
    L'endroit est devenu la référence du café de spécialité à Kyoto, autant pour la torréfaction que pour son emplacement improbable.
    Le saviez-vous
    Kyoto a une culture du café plus ancienne qu'on ne l'imagine. Plusieurs kissaten de la ville servent le même mélange depuis les années 1930, bien avant l'arrivée du café de spécialité.
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  2. 🚗drive· 16 min· 4.6 km↗ Directions
  3. 02

    To-ji pagoda

    09:30 · 60m
    La pagode approche les cinquante-cinq mètres, c'est la plus haute construction en bois du Japon. Venez à l'ouverture pour l'avoir reflétée dans le bassin avant que la lumière ne durcisse. L'enceinte est accessible très tôt, les bâtiments payants ouvrent vers 8 h. Si vous êtes là un 21 du mois, le marché Kobo-ichi occupe tout le terrain.
    À propos de ce lieu

    Un temple bouddhiste au sud de la gare de Kyoto, dont la pagode à cinq étages est la plus haute construction en bois du pays.

    Histoire
    Fondé en 796, juste après le transfert de la capitale à Kyoto, il a été confié en 823 au moine Kukai, qui en a fait le centre de l'école Shingon. La pagode actuelle date de 1644, après quatre incendies, le plus souvent dus à la foudre.
    Sa renommée
    La pagode, visible depuis le Shinkansen, et la salle des sculptures du temple, un ensemble de statues disposées en mandala à trois dimensions.
    Le saviez-vous
    Le marché Kobo-ichi se tient dans l'enceinte le 21 de chaque mois depuis des siècles, en mémoire de la mort de Kukai. On y trouve autant de brocante que de nourriture.
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  4. 🚗drive· 12 min· 3.4 km↗ Directions
  5. 03

    Higashi Hongan-ji

    10:50 · 40m
    Dix minutes à pied depuis la gare de Kyoto, entrée libre. Le Goeido est immense et étonnamment calme pour un lieu aussi central, ce qui en fait une bonne dernière étape avant le train. On se déchausse à l'entrée, prévoyez des chaussettes. Une demi-heure suffit, un peu plus si vous poussez jusqu'au jardin Shosei-en.
    À propos de ce lieu

    Le temple principal de la branche Otani du bouddhisme Jodo Shinshu, juste au nord de la gare de Kyoto.

    Histoire
    Il naît en 1602 d'une scission du Hongan-ji, encouragée par Tokugawa Ieyasu, qui préférait deux institutions rivales à une seule trop puissante. Les bâtiments actuels datent de la fin du XIXe siècle, après plusieurs incendies.
    Sa renommée
    Le Goeido compte parmi les plus grandes structures en bois du monde, et le temple reste avant tout un lieu de culte fréquenté, pas un site de visite.
    Le saviez-vous
    Des cordages exposés dans la galerie ont été tressés avec des cheveux donnés par des fidèles, pour hisser les poutres du chantier de reconstruction quand les cordes de chanvre cassaient.
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  6. 🚗drive· 9 min· 1.9 km↗ Directions
  7. 04

    Honke Daiichi-Asahi

    11:45 · 60m
    Ramen de Kyoto à l'ancienne, bouillon de soja, montagne d'oignons verts et tranches de chashu. La file est longue mais tourne vite, quinze à vingt minutes en général. On commande, on mange en vingt minutes et on laisse la place. Un bol suffit largement avant le train, la portion est plus généreuse qu'elle n'en a l'air.
    À propos de ce lieu

    Une boutique de ramen près de la gare de Kyoto, qui sert un bol de style local à base de sauce soja.

    Histoire
    L'adresse fait partie des maisons de ramen apparues à Kyoto dans les années d'après-guerre, quand des comptoirs modestes se sont installés autour de la gare pour nourrir voyageurs et travailleurs.
    Sa renommée
    C'est l'archétype du ramen de Kyoto, plus gras et plus direct que la réputation raffinée de la ville ne le laisse imaginer.
    Le saviez-vous
    Kyoto a sa propre école de ramen, riche et corsée, à rebours de l'idée d'une cuisine locale délicate. La densité de comptoirs y est l'une des plus fortes du Japon.
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  8. 🚶walk· 6 min· 500 m↗ Directions
  9. 05

    Kyoto Station, Shinkansen out

    13:15 · 30m
    Le Nozomi part des quais Tokaido, au sud du bâtiment, comptez dix minutes depuis le hall principal avec des bagages. Attention, le Nozomi n'est pas compris dans le JR Pass, il faut alors prendre un Hikari. Achetez l'ekiben avant de passer les portiques, le choix est bien meilleur côté hall. Kyoto vers Tokyo prend un peu plus de deux heures.
    À propos de ce lieu

    La gare de Kyoto, arrêt de la ligne Tokaido Shinkansen, et le grand bâtiment de verre et d'acier qui l'abrite depuis 1997.

    Histoire
    La ligne Tokaido Shinkansen a ouvert en 1964, quelques jours avant les Jeux olympiques de Tokyo. Le bâtiment actuel, signé Hiroshi Hara, a remplacé en 1997 une gare bien plus modeste, au terme d'un concours très disputé.
    Sa renommée
    Le hall en atrium sur plusieurs étages, son grand escalier et sa terrasse en toiture, un geste architectural moderne assumé dans une ville qui protège ses vues.
    Le saviez-vous
    Le bâtiment mesure environ quatre cent soixante-dix mètres de long. Sa construction a soulevé une opposition considérable à Kyoto, où la hauteur des immeubles est strictement encadrée pour préserver les perspectives sur les collines.
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